Après l’excellente série documentaire « Faites entrer l’accusé », après la collection de livres consacrée aux faits divers, Christophe Hondelatte s’attaque à nouveau à une nouvelle façon de présenter les faits divers, sous l'angle plus grand public de la pseudo-fiction.
« Les faits divers sont les contes de fée des adultes. Il est donc normal qu’ils en soient friands, puisqu’en les ressassant, ils se rassurent eux-mêmes » nous confie le journaliste producteur, qui rebondit sur la chaîne publique après un pétage de plomb qui l’avait fait quitté subrepticement l’année dernière la présentation du 13 heures de France2.
« Les faits divers sont un étonnant moyen de raconter des histoires. Chacun peut s’y retrouver. Et en plus, ils sont vrais ! » continue béatement le bayonnais d’origine, visiblement habité par le désir de nous en apprendre plus sur ces âmes torturées. « J’ai d’autres projets, bien sur. En cas de succès de ce nouveau format, je compte convaincre mon ami Michel Galabru d’interprêter à sa façon Emile Louys. Après tout, il s’est déjà glissé dans la peau d’un tueur, récompensé par un César, dans l’envoûtant « Juge et l’assassin » de Bertrand Tavernier.


On ne sait pas encore
qui interprétera
l'adjudant Cruchot.
"Redonner de la couleur aux faits divers"
Mais le média télévisuel n’est pas le seul moyen de sustenter le téléspectateur en faits divers. C’est du bout des lèvres qu’il nous avoue un projet de CD intitulé « Osez, osez Josacine », en partenariat avec le chimiste Bayer, pour rehausser l’image de marque de l’antibiotique, largement mis en cause à tort dans l’affaire du même nom.
Enfin, hommage sera rendu au petit Gregory, lors du lancement d’une collection de parfums, « l’eau de Vologne », ainsi qu’un « Chanal N°3 » (notre photo), dont tous les droits, tient-il à préciser, iront en priorité aux victimes de l’adjudant prédateur. L'année 2006, conclut-il, sera certainement riche en émotions. Et les faits divers, malheureusement ou heureusement -les chiffres d'audience le diront-, sont des événements riches en émotions, forcément.
Il quitte son hangar des quais de Seine, son pardessus en cuir sur les épaules, avec dans les yeux, la lueur brillante des enfants fourmillants d’idées : il rêve déjà de poupées mannequin, de jeux vidéo, ou de bonbons, qui déclineraient les affaires criminelles qui font et ont fait l’histoire de la France.
par Mon Pote Cher
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