La femme est la mire de l'homme

Publié le par Isabelle Allonzenfant

Pour tout dire, les féminisme me casse les couilles. Pas tant les clichés du genre, les chiennes de garde aux dents limés, ou les lesbiennes soixantehuitardes, parce qu'elles ont eu au moins le mérite de leur engagement total, mais bien cet esprit féministe qui s'imisce dans toutes les conversations, sans qu'il soit possible de le contrer, sous peine de passer pour un macho.
Deux exemples :
-Sur France5, dans l'excellent "Madame, Monsieur, bonsoir", mauvais titre pour une énième émission d'archives sur la télé, présenté cette fois-ci par D Pujadas : l'émission est sympatoche, elle avait jusqu'à la fin de l'émission, réussi à éviter le sensationnalisme et les portes ouvertes en invitant Ulla, une prostituée, 30 ans après avoir occupé une église et les devants des media. Pourtant, en fin d'émission, Giulia Fois, une ancienne stagiaire de D Schneidermann, s'offusque d'une mauvaise blague de Collaro faite 30 ans auparavant dans le "petit rapporteur". Le rôle de cette chroniqueuse régulière m'échappait jusque là, tant ces considérations paraissaient inintéressantes ("Quand j'étais petite, Jean Edern Hallier me faisait peur"), mais là, elle avait fait preuve d'un bête aveuglement féministe, puisqu'en l'occurence, l'inoffensive blague de Collaro
(une première, une femme présentait le 20h...en maillot de bain!) tendait à dénoncer elle aussi les dérives de l'utilisation abusive de la femme à la télé.









"moi si j'étais un homme"

de Patrick Mon - Diane-Tel
-Sur France4, Patrick Montel, (qui se fait pousser les pattes - sic!), anime le mollasson "Soyons sport", avec Frédérique double quotaBangué : un des thèmes abordés, la place des femmes dans le sport, avec en filigrane, "c'est pas juste, les sportives gagnent moins, le football féminin est moins représenté, et les commentateurs femmes sont cantonnées aux sports féminin". Le pire, c'est qu'ils ont bien tenu 20 minutes là-dessus.




Pourtant, la télé est bien l'endroit type, où la place de la femme est devenue prépondérante :

1) La femme, leader d'opinion













Quand les poules ont du plomb dans l'aile
La sacro-sainte ménagère de -50, qui peut toutefois être un homme, dicte le contenu de nos programmes depuis que le tout commercial est roi. C'est pour cela que la plupart des héros de séries TV sont des femmes (Joséphine, Soeur Thérèse, Julie Lescaut, Diane, femmes de loi, femme d'honneur, madame le procureur...), avec pour résultat, un développement de la miévrerie et du politiquement correct. Ainsi que l'explosion des émissions "sociétales", qui lorgnent vers le voyeurisme ("Ca se discute", "Vie Privée, vie publique", "confessions intimes", toutes les émissions de coaching...)

2) l'impertinence féminine, chère aux magazines féminins, ne fait pas recette à la télé : en témoignent les échecs récurrents des émissions du type Frou-Frou : "Quand les poules auront des dents", "cultur'elles" de Isabellle Giordino, les multiples tentatives de Valérie Benaïm l'après midi sur France3, pour la seule année 2005 sur les chaînes publiques. Ainsi que l'échec patent de la chaîne thématique Téva, qui n'est plus qu'une chaîne de plus.





















hin, hin, hin, on a des gueules de leaders d'opinion?


3) La journaliste capitalise sur sa vie privée
De nombreuses journalistes, situées à des postes clés, existent, presqu'autant que d'hommes. N'est-il pas étonnant que nous connaissions les hommes qui partagent leur vie : Anne Sinclair, Christine Ockrent, Claire Chazal, Béatrice Schönberg sont toutes avec des personnages publics de grande notoriété. De mêler vie privée et vie pbulique, cela casse irrémédiablement leur image de grande professionnelles.

Heureusement, il reste "les Maternelles", dont la millième est fêtée cette semaine sur France5. En fin de compte, le féminisme ne s'accomplirait-il pas essentiellement dans l'exercice concret de la féminité?







PS : , voici enfin le premier verdict des urnes au sujet des Maureen d'Or.
- Le Maureen d'Or de la Gaule du matin, est attribué à ...Alessandre Sublet : cela s'est joué dans un mouchoir de poche avec Laura du Web, et Mélissa Theuriau
- Le Maureen d'Or de la chroniqueuse qu'on supporte revient très légitimement à Cécile de Ménibus de très loin.

Publié dans Les Maureen d'OR

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Frédéric 10/04/2017 18:55

Comment est ce possible le ménage n a pas été fait depuis 11ans?