Face à PAF : le sous-commandant Marc-O

Publié le par Alain Gillot-Peutêtre

Marc-O a brûlé les étapes pour gagner ses galons de sous commandant, même s'il affiche à 30 ans une quinzaine d'années dans le métier : des débuts à RTL, enrôlé par un ami patient de son père, "dentiste de stars", quelques chroniques hippiques, et il tape dans l’œil de Michel Denisot, pour co-animer une émission sur la télé (déjà). son style anti-langue de bois et quelques faits de gloire lui ont assuré un statut de star dans la constellation des animateurs producteurs. Normal donc, qu'il ouvre son cœur aux "Cahiers de la télé".

Les cahiers de la télé : Marc-O, bonsoir, le lynchage en direct de Jean-luc Lahaye, les blagues à répétition sur Marlène, l'acharnement thérapeutique sur le prince Rainier, vous êtes vraiment en train de vous créer un style d'interviews bien à vous : le tirage sur l'ambulance.


Pat' Cartier, le poids lourd de la vanne
Le sous commandant Marc-O :
Désolé, au moment où Pat' Cartier a sorti sa chronique sur Rainier, le prince était dans son lit, et pas dans une ambulance! Mais si voulez tout savoir, J'ai beaucoup été déçu par son attitude, et du coup, je regrette cette petite polémique (à peine 300 coupures de presse récoltées) : Pat' va essayer de se rattraper ce soir avec une petite chronique bien provoc' sur le pape!

LCDLT : Justement, cette manie d'être toujours borderline, de provoquer des remous auprès des média, ça vient du fait que PAF, votre société de production, est dans le giron d'Un-bémol, qui travaille un peu comme ça également, pour faire parler de leurs émissions?

Le sous-commandant : Si Un-bémol était criticable, ça ferait bien longtemps que je m'en serais occupé. Non, on est dans une stratégie Win-win, ensemble : il me fournissent de la matière, les candidats de la télé-réalité ou leurs concepts d'émission trash par exemple, en retour, avec Pat' Cartier, qui officie également sur France Inter, on les dégomme.

LCDLT : Dans « le journal de Mickey », vous déclariez en 82 « bonjour Onc’ Picsou, j’aimerai échanger ma maman contre un peu d’argent de poche », vous le pensez toujours ?

Le sous-commandant : Non, j’en ai fait une émission (hik !, hik, ! hik !). Non, sans rire, l’idée de « on a échangé nos mamans », je l’ai eu, en puisant dans la vie de tous les jours, un peu au hasard. Je regardais une émission sur la BBC, j’ai vérifié si je pouvais repomper le concept, et hop, dans ma musette.

LCDLT : Dans TéléZ, vous avez dit : « avec mon émission en prime, je ferai mon possible pour hisser FR3 au firmament de l’audience ». Cette année, ça végète autour de 12%, sauf quand vous titrez sur des faits de société bien glauques (l’anorexie de la fille du président, les facéties du couple Marshall-Anthony, la douleur de Roland Giraud…)

Le sous-commandant : ils me font marrer, FR3 ! C’est sur, avec leurs journaux régionaux et Louis la Brocante, ils font de l’audience ! Mais quel audience ? les acheteurs de Citroën, les abonnés au « Chasseur Français », et les utilisateurs de couches pour adulte. Moi, avec mon image, je cible les métrosexuels (NDA : jeunes urbains hétéros qui prennent soin d’eux), je rajeunis, j’urbanise, je CSPplusse.

 LCDLT : Pour finir, votre ouvrage coécrit avec Guillaume Depardieu s'est vendu à 100 000 exemplaires. Dans "Béquille magazine" vous disiez à son sujet : "Je fonctionne à l'émotion"?

 

Le sous-commandant : (il prend le livre en mains) Guillaume, il fait chier. Je lui avais dit de capitaliser sur son infirmité, et de s'afficher en couverture. On en aurait vendu vachement plus. Enfin, l'essentiel, c'est qu'avec "Tout donner", on a beaucoup reçu.


le sous-commandant a failli être matelot
>

Commenter cet article

benji 08/04/2005 13:57

marc-o t'es trop sexy mais tu crois pas plutôt que c'est ta mère qui voulais te changer?