EN ROUTE AVEC LES PETITS PONEYS

Publié le par Monsieur Diwo


Photo : "Paris (hilton) brûle-t-elle?" par Monsieur Diwo

(petit exercice de style, à la manière de Matière Focale, l'intéressé m'excusera et son lien est à la gauche de l'article)


Chers collègues,

le hasard a fait beaucoup de films, il est à l’origine de beaucoup d’intrigues, (pourquoi choisir cette dernière maison sur la gauche ? et en général toute l’œuvre et la carrière de ce génial tâcheron Wes Craven), et bien ce hasard là a gâché mon après midi et rempli d’étoiles les yeux de ma fille.

Je fouillais machinalement mes poches en descendant la longue rue qui débouche sur le cœur de ma cité dortoir (eh oui, ami lecteur, on peut encore être en 2005, talentueux et sans le sou) quand une sourde averse m’obligea à opérer un repli stratégique dans mon vinébankofutur le plus proche, et cette carte que je tripotais fiévreusement allait devenir le sésame pour sortir le corps sec et le front haut de cette gibouleuse après-midi.
Justement trônait sur l’étal du civil préposé aux DVD « Faster Pussycat Kill Kill » du mammaire Meyer, un joli métrage N&B. Il restait sur ma carte juste de quoi me le louer. En effet, comme les Assedics ne créditent pas encore automatiquement mon compte vidéoclub, il était hors de question que j’impute l’argent du lait de ma petite blonde sur des loisirs, certes instructifs, mais un peu oiseux quand même.
Or, voilà-t-il pas que ma fille, surgit dans mes pieds, une boite de DVD à la main : « Papa, papa, petit poney, moi, veut ça ».
Mon regard passa de l'une à l'autre cover : Les poitrines au vent, ou les couleurs sucred’orgées de ce Manga japonais ? le fantasme ou le Fanta ? L’artisan ou l’entreprise d’avilissement ?

Inutile de vous dire que j’ai remonté la rue en frôlant les murs, et c’était pas uniquement pour éviter les gouttes. ma fille triomphante, sur les épaules.
DVD engagé, je m’apprêtais à quitter la salle de projection (oui, je suis humble, mais j’ai su m’équiper), quand ma fille, qui possède déjà le sadisme de sa mère, me pria telle les têtes blondes du Wolf Rilla du « village des damnés », que le bandant encore Carpenter a épuré en 95, de l’assister devant le « spectac’, on sait jamais si ça fait peur ».

Mauvaise qualité du DVD, mais point de menu, on passe tout de suite aux choses sérieuses : le doublage a du être délocalisé, mais les chansons sont entêtantes. Damned ! les poneys (ou licornes, bref, on s’en fout) descendent côte à côte la colline tels les méchants de « the wild bunch ». C’est que le réalisateur anonyme et bridé sait sculpter la pelloche, médité-je en me promettant de chercher le nom de ce béni director. Pas de mouvement impétueux, la caméra s’arrête pour faire des beaux plans de ces canassons nains. Le scénario est bancal, une accumulation de petits épisodes .Mais comme je le dis toujours, le cinéma ce n’est pas une histoire mais de la mise en scène. Et la petiote, elle en redemande. En une semaine, elle l’aura vu 10 fois....

En définitive, ce DVD est bien une bouse, mais qui plaît à ma gamine, donc respect. En plus, ça l’occupe, et je peux donc me libérer pour taper cet article pour vous : c’est ce qui s’appelle un contrat gagnant-gagnant,

Cavalièrement Votre,

Monsieur Diwo

Publié dans Vintage

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miss stil 30/10/2005 15:57

put1 ta tefo el gèr d tro!!!!!!!!!!!

Dr Devo 11/09/2005 10:50

Diwo Devo! Je savais pas que j'avais un frêre jumeau!
Tres bien la photo, super slogan! Bravo!

Dr Devo.