Allez Luyat!

Publié le par Le grand cirque de la télé

Le tour de France est un bon baromètre pour se rendre compte de l’état végétatif dans lequel vit le service des sports de France Télévisions depuis quelques mois.

Pourtant, il y a tous les ingrédients pour faire de cette épreuve un bon test de ce que sera la retransmission des sports sur les chaînes publiques à l’horizon 2012 (Ok, ok, j’ai refait cet article après l’annonce des jeux à London).

Voilà une épreuve qui doit vaincre « le dopage et le gigantisme » dixit C Prudhomme (à mon avis, il est plus facile de vaincre le deuxième fléau que le premier), et qui y parvient (en témoignent le résultat des français pour le premier fléau et les arrivées d’étape à Mulhouse pour le deuxième).
Voilà une épreuve qui prend, une fois n’est pas coutume, fait et cause pour L Armstrong, tout en regrettant le rythme effréné des moyennes d’arrivées.
Voilà des commentateurs qui occultent les « belles passes d’armes » chères à P Chène, et qui cantonnent Paulo la science (Jean-paul Ollivier) au strapontin de lugubre guide touristique, en intronisant un Henri Sannier, certes vélo cycliste amateur, mais quand même gros inculte en commentaires (dès qu’il a quitté la roue de son prompteur du 13heures, il galère).

Et pourtant… Il existe une personne qui prend le vent en pleine face et qui fait le porteur d’eau, c’est Laurent Luyat. Ce jeune Grenoblois a pourtant connu une ascension fulgurante (un peu à l’image des « Cafe de columbia » dans les années 80) : improvisé présentateur du mythique « Stade2 », capable selon F Chevit de redonner le souffle à cette mythique émission regroupant Robert Chapatte, Roger Couderc, Daniel Cazal (et son skieur nautique P Martin) et autres Pierre Fulla (passé trop tard à la postérité via les « Guignols » à Nagano), il a su transmettre son émotion de puceau avec ses émissions pendant la coupe de monde de rugby et les championnat d’Europe de foot.

Ces fous-rire étaient sa marque de fabrique. Inconséquent, plutôt inconscient d’ailleurs (cf ses scènes avec un pro du rugby sur le plaquage), Puéril ( cf les faux témoignages réalisés par l’imitateur N Cantelou), il n’a pas résisté à l’irrésistible ascension du placardisé mais promu chef de service des sports D Bilialian (il a d’ailleurs aussi été expulsé de la quotidienne sur le sport sur Europe1, au profit du marketé D Brongniard). Le résultat s’est vite fait sentir : Salviac est au prud’hommes, et D Brabant présente le désormais insipide Stade2 (en attendant son arrêt). Les nostalgiques d’une certaine idée du sport à la télé peuvent néanmoins le retrouver chaque matin dans « Ville de départ », émission tombeau qu’ont du déjà présenter le retraité J Chancel, Henri Sannier (déjà), et ML Augry (quand le tour ne s’arrête pas dans la ville étape !!!). Et bien entendu, ce gentleman du sport le prend toujours avec le sourire, un sourire niais, mais ô combien salutaire.

Après la voiture-balai, le gros-cul Balai
Un sourire qui me fait tenir maladivement ce balai -qu’avait encore jadis D Bilalian bien ancré dans le cul (dixit himself)- lors des montées d’étapes de montagne, en compagnie de El Diablo, alors que le pauvre Laurent est en train de préparer ses fiches pour les VIP des villes départ du lendemain, tout seul dans son Etap-Hotel.

Publié dans OtVNIS

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del64 15/07/2005 14:06

Mais n'avoir plus qu'un seul testicule, ça ne le déséquilibre pas, Armstrong, sur son vélo ?

del63 14/07/2005 20:25


J'aime bien l'air navré de Jalabert qui se pose des questions sur certains courreurs et leurs performances. A voir par exemple des sprinters emmener Armstrong jusqu'en haut des cols (de commerce), notre Jaja se demande niaisement "mais comment il fait ? c'est incroyable !".
Il faudrait donner le même engrais que l'équipe VeryDisco au service des spores de France TV, afin que ces dernières éclosent enfin...