Dans son dernier roman, "Acide sulfurique", Amélie Nothomb tire à boulets rouges sur la télé réalité en imaginant un jeu du type Big Brother, qui se passerait dans un camp de concentration : des candidats y "interprètent" le rôle des prisonniers, d'autre celui de Kapos. Cette intrigue écrite au marqueur (déjà vu notamment dans le film allemand "l'expérience") vise à dénoncer bien sur la mécanique de ce type d'émissions (la belle affaire!), mais plutôt qu'incriminer les média (qu'elle déresponsabilise aisément), elle préfère pointer du doigt les bas instincts (voyeurisme, complaisance, lâcheté) de l'homme qui l'accompagne depuis le début de son humanité. Si sa thèse est largement criticable, au regard de la jeunesse du monde civilisé par rapport aux 35000 années qui l'ont précédé, elle n'en est pas moins vouée à l'échec, tant sa dénonciation sert les émissions visées : Jon Demol, inspirateur de la téléréalité, n'a-t-il pas pour précepte : "Parlez de moi en bien, parlez de moi en mal, mais parlez de moi".Au-delà de la polémique que l'utilisation des camps de concentration a provoqué, et des livres qu'elle a permis de vendre, il est malheureusement possible de trouver cette année à la Star Academy quelques points de comparaison avec les heures les plus sombres de l'histoire européenne :


3) Les humiliations quotidiennes et répétées sont perpétrées par les professeurs ou les codétenus. Les élèves n'ont plus une parcelle d'intimité.
Heureusement, la résistance s'organise : résistance passive d'abord, car l'émission quotidienne peine à trouver une audience équivalente à l'année dernière, et résistance de l'intérieur puisque les élèves même, dont le courage n'est plus à prouver, sabotent volontairement les prime time hebdo, en massacrant leur "choré" et en chantant faux. Déjà, les occupants ont peur, et une alerte à la bombe a même obligé le traitre Nikos à se replier dans son chateau.
Continuons le combat.
Heureusement, la résistance s'organise : résistance passive d'abord, car l'émission quotidienne peine à trouver une audience équivalente à l'année dernière, et résistance de l'intérieur puisque les élèves même, dont le courage n'est plus à prouver, sabotent volontairement les prime time hebdo, en massacrant leur "choré" et en chantant faux. Déjà, les occupants ont peur, et une alerte à la bombe a même obligé le traitre Nikos à se replier dans son chateau.
Continuons le combat.
par Hogan Zero
publié dans :
la critique des critiques


