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Dimanche 29 janvier 2006
A travailler
par Le grand cirque de la télé publié dans : OtVNIS
Mercredi 13 juillet 2005
Le tour de France est un bon baromètre pour se rendre compte de l’état végétatif dans lequel vit le service des sports de France Télévisions depuis quelques mois.

Pourtant, il y a tous les ingrédients pour faire de cette épreuve un bon test de ce que sera la retransmission des sports sur les chaînes publiques à l’horizon 2012 (Ok, ok, j’ai refait cet article après l’annonce des jeux à London).

Voilà une épreuve qui doit vaincre « le dopage et le gigantisme » dixit C Prudhomme (à mon avis, il est plus facile de vaincre le deuxième fléau que le premier), et qui y parvient (en témoignent le résultat des français pour le premier fléau et les arrivées d’étape à Mulhouse pour le deuxième).
Voilà une épreuve qui prend, une fois n’est pas coutume, fait et cause pour L Armstrong, tout en regrettant le rythme effréné des moyennes d’arrivées.
Voilà des commentateurs qui occultent les « belles passes d’armes » chères à P Chène, et qui cantonnent Paulo la science (Jean-paul Ollivier) au strapontin de lugubre guide touristique, en intronisant un Henri Sannier, certes vélo cycliste amateur, mais quand même gros inculte en commentaires (dès qu’il a quitté la roue de son prompteur du 13heures, il galère).

Et pourtant… Il existe une personne qui prend le vent en pleine face et qui fait le porteur d’eau, c’est Laurent Luyat. Ce jeune Grenoblois a pourtant connu une ascension fulgurante (un peu à l’image des « Cafe de columbia » dans les années 80) : improvisé présentateur du mythique « Stade2 », capable selon F Chevit de redonner le souffle à cette mythique émission regroupant Robert Chapatte, Roger Couderc, Daniel Cazal (et son skieur nautique P Martin) et autres Pierre Fulla (passé trop tard à la postérité via les « Guignols » à Nagano), il a su transmettre son émotion de puceau avec ses émissions pendant la coupe de monde de rugby et les championnat d’Europe de foot.

Ces fous-rire étaient sa marque de fabrique. Inconséquent, plutôt inconscient d’ailleurs (cf ses scènes avec un pro du rugby sur le plaquage), Puéril ( cf les faux témoignages réalisés par l’imitateur N Cantelou), il n’a pas résisté à l’irrésistible ascension du placardisé mais promu chef de service des sports D Bilialian (il a d’ailleurs aussi été expulsé de la quotidienne sur le sport sur Europe1, au profit du marketé D Brongniard). Le résultat s’est vite fait sentir : Salviac est au prud’hommes, et D Brabant présente le désormais insipide Stade2 (en attendant son arrêt). Les nostalgiques d’une certaine idée du sport à la télé peuvent néanmoins le retrouver chaque matin dans « Ville de départ », émission tombeau qu’ont du déjà présenter le retraité J Chancel, Henri Sannier (déjà), et ML Augry (quand le tour ne s’arrête pas dans la ville étape !!!). Et bien entendu, ce gentleman du sport le prend toujours avec le sourire, un sourire niais, mais ô combien salutaire.

Après la voiture-balai, le gros-cul Balai
Un sourire qui me fait tenir maladivement ce balai -qu’avait encore jadis D Bilalian bien ancré dans le cul (dixit himself)- lors des montées d’étapes de montagne, en compagnie de El Diablo, alors que le pauvre Laurent est en train de préparer ses fiches pour les VIP des villes départ du lendemain, tout seul dans son Etap-Hotel.
par Le grand cirque de la télé publié dans : OtVNIS
Jeudi 23 juin 2005

_ "Alors, je garde, je garde un peu..."

Il est rare de découvrir un nouveau sport à la télé. Après le keirin et le short-track, 2 disciplines que seuls les JO peuvent nous aider à aimer, Canal+ a réussi pourtant la gageure d'intéresser l'abonné aux joies du poker avec son émission "World poker tour". Les 2 animateurs, Denis Balbir, dans le rôle du béotien, et Patrick Bruel, dans celui du consultant technique, puisque champion du monde en 98 - les habitués de la presse people s'en souviennent certainement, tant l'info avait l'air d'un gag - s'en tirent vraiment bien, alors que les règles et vocables utilisés sont assez obscurs et que le seul attrait du poker est la tension, difficilement traduisible à la télé*.



Tant d'argent en jeu (1 million$), cela fout les jetons!

Poker Partouze
Voici la règle principale : Ce jeu par élimination réunit 6 joueurs autour de la table, qui reçoivent chacun 2 cartes, avec lesquelles ils vont ou pas miser pour continuer à jouer. Ensuite, le "croupier" va étaler aux yeux de tous une à une 5 cartes, avec lesquelles chaque joueur peut faire des combinaisons (de la paire à la quinte flush) et enchérir : après, chacun est libre de bluffer, mais les téléspectateurs, grâce à une habile disposition des caméras, ne ratent rien du ressort dramatique de la partie, d'autant plus que le sobre Patriiiick (oui, j'ai dit sobre) ponctue souvent son déroulement de remarques futées.


ici, le coach Potatoe en train
de jouer ses Assedics
Foule aux nazes par les dumb
Les protagonistes sont également des quidams, éloignés des habituels standards du petit écran : vieux, bedonnants, looké beauf (voir photo), étrangers, tous sont invités à la table de la chance (il y a même des finalistes qui arrivent à la table, après avoir misé 20$ via Internet!). Leur force réside dans leur capacité à masquer leurs émotions (Huster et Chauvin devraient donc être de bons joueurs).
Tel est le symbôle de l'Amérique : A la grande table de la vie, tout le monde est invité, mais il vaut mieux avoir du fric pour réussir ou de la chance.



* : en matière de retransmissions de parties de cartes, on est loin de parties de skat, sorte de belote, sur la SSR, qui n'était qu'un prétexte à interviewer une personnalité locale.
par Le grand cirque de la télé publié dans : OtVNIS
Lundi 9 mai 2005
Demandez aux frontaliers de l’Est de la France (de Mulhouse à Annecy) quelle est leur quatrième chaîne, il y des chances qu’ils ne répondent pas Canal+, mais bien la TSR, la Télévision Suisse Romande.

De passage dans un canapé situé à quelques kilomètres de la Suisse, j’en ai profité pour me replonger dans cette chaîne qui a en son temps su dépuceler mes paupières.


C Defaye, il était chouette mon cinéma
Regarder la TSR, c’est un peu comme faire un voyage dans le temps. Non pas parce que le style de la chaîne est suranné (encore que la TSR a gardé les speakerines tout droit sorties d’un sketch des Nuls), mais bien parce que la grille de programmation a su évoluer doucement. Par exemple, le lundi est toujours réservé aux films de première bourre (1 film par jour en moyenne), les magazines fondateurs sont encore là (A bon entendeur, temps présent…), et il n’y a pas eu de dérive du prime time, contrairement à la France (de 20h30 à 21h00).

Les 2 Suisses
Les autres avantages de notre voisine helvétique l’ont certainement empêché de rester durablement sur le câble/satellite français, si bien que la grille a disparu des programmes de Tele7jours :
- les séries et téléfilms passent souvent avec 3 à 6 mois d’avance sur les chaînes françaises hertziennes, (ils ont même la bonne idée de passer « vis ma vie » l’après midi, ce qui libère une case pour le soir),
- les séries étrangères sont proposées en multilangues,
- une deuxième chaîne plus marquée sport, TSR2, existe depuis maintenant 8 ans.

Switzerland : twelve points

20 ans après, le Minestrone fait partie de la crème
Mais surtout, elle garde cet esprit pionnier, qu’ont rarement eu l’ensemble de nos chaînes françaises (un peu canal+, paris première, canal jimmy et pink TV –non, je rigole).
En effet, elle a été la première à diffuser des films d’horreur le samedi soir (un rendez-vous aujourd’hui déplacé au vendredi), à retransmettre les JO toute la nuit, la première à faire voter les téléspectateurs sur le choix du film du soir, la première à couper les films pour une page de pub, mais pas les retransmissions de Formule 1, la première à faire une émission Rock le samedi après midi avec Allenbach et Minestrone, aujourd'hui directeur des programmes (notre photo
Même la pub devient un spectacle, puisque sont diffusés des spots locaux (avec les moyens locaux) ou des spots souvent venus d’Allemagne. (Avis aux connaisseurs : y a-t-il encore le club COOP du mercredi, inséré dans l’écran de pub, ancêtre de nos téléachats ?)

Le grand écart
La magie de cette chaîne, en définitive, tient en un exemple : elle réussit à passer Ring2 à minuit le vendredi et à retransmettre le dimanche suivant en direct la finale cantonale des combats de reines (des vaches du valais).C’est ça aussi une télé underground populaire.

En 94, Radio France réfléchissait à une radio pour les jeunes. En fin de compte, elle copie la radio suisse Couleur3, né de la créativité du regretté Jean François Acker . ce sera le Mouv’. Les grands décideurs de la Télévision Française auraient pu également s’inspirer de ce qui est fait en Suisse, cela nous aurait évité les médiocres chaînes généralistes actuelles (RTL9, TMC, TVBreizh…).
par Le Coach Potatoe publié dans : OtVNIS
Vendredi 15 avril 2005

La 3 ème saison de The Shield (nom donné à l'écusson des policiers) s'est achevée ce soir sur Canal+. Il est donc encore temps de tirer un coup de chapeau au foisonnement de cette série ultra réaliste.

Après "Eclair de Lune" et B Willis, après "Urgences" et G Clooney, c'est donc maintenant "The Shield" qui livre à Hollywood sa nouvelle coqueluche en la personne de M Chiklis. Pourtant, sur le papier, rien ne supposait que cette série allait lui ouvrir les portes des blockbusters (il incarne la Chose dans "les 4 fantastiques") :

- un rôle difficile, il est Mackey, un gros bon flic un peu ripou, en tout cas amoral, qui sait négocier avec les gangs d'un quartier de Los Angeles, pour faire avancer les enquêtes et surtout son petit business à lui et son équipe.

- dans un scénario dense, avec des histoires qui s'entremèlent : ici, le personnage principal, c'est le commissariat de quartier,

- autour de personnages secondaires savoureux : Shane, le bras droit de Chiklis qui pense avec sa queue, l'inspecteur Wagenbach un peu autiste, le policier en uniforme croyant qui refoule son homosexualité, ne sont pas franchement le lot quotidien des tvfilms policiers de nos chaînes françaises.

M Chiklis (à gauche : au début des années 90 dans une sitcom, au centre : dans le rôle de Mackey, à droite : la "chose" au cinéma) la célébrité lui a forgé une carapace.

 

Fox : un groupe plébiscité pour ses séries (Xfiles, 24h, Simpsons), conspué pour son traitement de l'actualité (Fox News).

La force de ces séries du type histoire dans l'histoire (genre initié par Xfiles), c'est qu'elles sont consommées d'une manière quasi boulimique, et que l'intrigue, qui laisse le téléspectateur sans recul joue sans cesse avec lui (genre initié par "24h", qui, au nom du chronomètre, nous fait avaler les plus grosses couleuvres scénaristiques) : sur le coup, la moindre réplique, le plus gros des retournements de situation nous font crier au génie. Après, on a un petit peu honte d'y avoir cru, comme lorsqu'on s'est tapé tout seul une tablette de chocolat.

Franchement, vous y avez cru, vous, à ce détournement de 4 millions de dollars, aux règlements de compte entre Shane et un collègue, à Aceveda, obligé de sucer un criminel, à Wangenbach qui s'étrangle un chat, aux 2 enfants autistes de Mackey...

En tout cas, avis aux conducteurs de mule, la saison 4 a démarré aux Etats Unis, Glenn Close est le nouveau chef du plus célèbre flic ripou de la planète, et Shane est muté aux moeurs!!


The Field : une tentative française avortée

par Xavier Knoepffler publié dans : OtVNIS
 

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