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Vendredi 29 juillet 2005
Les Cahiers de la Télé ouvre ses colonnes à de nouveaux rédacteurs pour nous faire partager leurs madeleines : Le premier est Stéphane Mirabool qui nous livre un puissant article sur Goldorak. Merci à lui, et n'hésitez pas à nous faire partager vos morceaux de souvenirs.

Dans la série « les séries qui ont forgé toute une génération », voici venu le temps, non pas des rires et des chants, mais de… Goldorak. GO !!!

Un objet télévisuel innovant et rare pour l’époque
Goldorak est une série emblématique à plus d’un titre, c’est le 1er manga qui a débarqué sur la télé française à la fin des 70s. Avec un trait hyper novateur pour l’époque, à des années lumières des cartoons américains d’Hanna Barbera ou des Looney Tunes, et très radicalement différent du ton un peu niais des programmes enfantins du type Papivole, mes mains ont la parole, et même de la sacro-sainte Ile aux enfants. Il est clair que dans le PAF de l’époque, c’était vraiment un truc à part Goldorak. Par le dessin, la violence (toute relative, aujourd’hui), le scénar (j’y reviendrai), les personnages (Aaah ! Rigel, Aaah ! Minos),… et le merchandising qui a suivi aussi !

Sa rareté en a fait sa force.
Depuis, la famille manga de science fiction avec vaisseaux et robots s’est bien élargie. Mais à l’époque, c’était simple y’avait pas grand-chose à la télé, alors t’étais une fille t’avais Candy, t’étais un garçon, t’avais Goldorak. Y’en a bien des qui regardaient les 2, mais bon… Autant dire qu’au vu de l’offre télévisuelle, on pouvait donc difficilement passer à côté. Ce qui n’est plus vraiment le cas aujourd’hui, avec la multiplication des chaînes thématiques sur le câble et le satellite.
Le contexte de ces années 78-80 était assez riche par ailleurs au niveau de la Science Fiction : avec la Guerre des Etoiles, Superman (celui de Christopher Reeves), l’emission Temps X et des séries comme l’homme qui valait trois milliards, San Ku Kai, …

Un dessin animé d’exploitation ?
Si ce dessin animé a autant marqué, c’est donc par sa novation, mais aussi par sa construction. Ce qui me fait marrer quand on les re-regarde aujourd’hui, c’est le côté mécanique du scénar. De la même façon qu’un film de cul propose invariablement des séquences pipe, levrette, sodo, éjac faciale, on trouve des passages obligés dans chaque épisode de Goldorak : humiliation d’Actarus par Rigel, humiliation d’Hydargos par Minos et des 2 lascars par le grand Stratéguerre, découverte du golgoth, solo de guitare d’Actarus sous la lune rousse préfigurant l’attaque de Véga, sortie de Goldorak toujours à l’arrache, parce qu’Actarus a du foin à rentrer, engueulade entre Actarus et Alcor, parce qu’avec son petit OV-Terre, il n’est pas de taille à se frotter au golgoth, baston entre Goldorak et le Golgoth d’abord à bord de sa soucoupe porteuse, puis à bord de Goldorak, après le célèbre Autolargue, démonstration bien systématique de tous les équipements avec dans le désordre : Planitronk, missiles gamma, Pulvonium, Cornofulgur, Retrolaser, Fulguropoings, pour finir invariablement par la séquence Clavicogyre – Astérohache, destruction du golgoth (avec une contribution souvent anecdotique d’Alcor), réconciliation entre Actarus et Alcor au soleil couchant.

En Mai, Sarkozy s'est pris un beau corno-fulgurant,
et il a évité l'autolargue de justesse.

A ce propos, je me suis toujours demandé pourquoi Goldorak ne commençait jamais par un bon coup d’Astérohache entre les 2 yeux, comme ça on n’en parlait plus de ces golgoths de merde !!! Ca vaudrait bien un débat du type de la poilante Affaire Goldorak qui explore « Pourquoi lorsqu'Actarus passe de la soucoupe à la tête de Goldorak, sur son siège, celui ci fait deux demi-tours successifs », à retrouver sur http://www.autolargue.net/
On trouve aussi dans Goldorak, des passages cultes répétés à chaque épisode : la course dans le couloir avec gros plan sur les chaussures à talonnettes, la trappe, le petit aéroglisseur, la métamorphose (moi je croyais que c’était « mets ta Morphose », morphose étant le nom du costume), l’arrivée dans la soucoupe de Goldorak, les manettes de démarrage et l’ouverture de la porte derrière la cascade du centre. Ca, à la longue, ça s’est imprimé dans notre imaginaire collectif.
Alors, est-ce que c’était juste un machin normé et hyper répétitif Goldorak ? Que nenni ! Parce qu’en parallèle, se déroulait une histoire, celle du prince d’Euphor, la quête de son origine, l’arrivée de sa sœur, le changement de statut de Vénusia, d’amoureuse transie et plan-plan à celle de co-équipière solide dans la Patrouille des Aigles, et le truc qui scie à la fin de la série : Actarus, c’est un voleur, Goldorak c’était un golgoth à la base – plus précisément un Antérak (putain, y zont perdu la recette depuis, ces manches de Véga, tous ceux qui zont fabriqué après y sont moins bons !!!), et Actarus c’est l’ex-futur gendre du grand Stratéguerre. Ca troue un peu le cul quand même, et tant pis pour les mômes qui le découvrirons, quand on daignera le sortir en DVD. Donc un dessin animé d’exploitation, certes, mais avec un scénar qui tient la route sur la longueur.
Tout le monde se souvient des plans flash backs en images arrêtées qui dévoilent au compte-goutte le passé d’Actarus, et qui donnent selon moi, le véritable sel de la série. Parce que oui, finalement la question que tout le monde se pose c’est « qui est-il, d’où vient-il (ce) formidable robot des temps nouveaux ?».

Un manichéisme porteur
Ce qui est marquant dans Goldorak, c’est aussi l’aspect monolithique des personnages. Ce sont des caricatures de méchant (Hydargos), de gentil (Actarus), de pète-couilles prétentieux (Alcor), de colérique bétâ (Rigel), de nunuche (Vénusia) etc etc… Et ça quand on est gosse, on marche à fond.
Je me souviens à ce titre que je trouvais beaucoup plus déstabilisant le personnage d’Albator. Corsaire ambigu, ombrageux, tourmenté, en lutte avec le gouvernement terrestre. Même si je savais que c’était lui le héros, je lui trouvais toujours un côté « méchant ».
Pour revenir à Goldo, on trouve tout de même des personnages assez curieux dont le plus étrange restera quand même Minos. Un mec à la peau bleu foncée qui héberge sa femme au creux de sa figure (d’abord une vieille sorcière, puis une espèce de mégère type Dominatrice SM), ça reste peu banal, même dans l’univers du dessin animé japonais ! On pourrait se répandre en interprétations psychocomptoiresques sur le parallèle avec le mythe de Janus, sur l’ambivalence sexuelle du personnage, sur son côté schizophrène, mais on ne le fera pas… Hein ?… Non ! A côté, le héros Actarus, paraît un peu fadasse, très introverti, loin du super héros infaillible. Avec le recul c’est ce qui en fait aussi le charme : il cache son passé et ses blessures sous beaucoup de pudeur. Indéniablement, c’est un personnage plus « adulte », plus complexe que ses comparses et donc moins enthousiasmant pour les enfants que nous fûmes, qu’un Capitaine Flam… au hasard.
Pour une analyse en profondeur de la série, je vous convie à l’excellent article de C. Garreau

Du Goldorak qui se lèche, qui se colle, qui bouge tout seul…
Il faudrait se reprojeter dans l’époque pour mesurer l’engouement suscité par ce dessin animé. Y a eu toutes les déclinaisons de merchandising possibles (retrouvez l’intégrale ici ) :

Pour les trentenaires nostalgiques,
Goldorak peut aussi servir de Sex toy
 - du n’importe quoi en vrac, décalcomanie, tatouages, textile (depuis le T-shirt jusqu’à la housse de couette), verres à moutarde, sucreries –vous vous souvenez de la glace framboise / cassis / citron ?- mais aussi papeterie avec au delà des trousses et cahiers, le cultissime taille crayon-soucoupe en métal imitation argent…

- de l’édition : BD en librairie, mais aussi en périodique avec la mythique collection Télé Guide avec ses dessins tous pourris et ses autocollants pour compléter certaines vignettes, livres tirés du film, disques avec les différentes versions de génériques…
- et surtout du jouet : Au Noël 79, qui n’a pas fantasmé sur le Goldorak géant de Mattel « Shogun Warrior » de 60 cm de haut avec les missiles qui sortaient des poings (je l’ai eu tralalère!!) on pouvait même lui mettre l’astérohache dans la main, ou bien il y avait la figurine petit format totalement articulée qu’on pouvait insérer dans sa soucoupe, aussi vendu par Mattel.
Ces deux là sont les plus marquants, mais il y a beaucoup d’autres jouets avec entre autres, ceux dont je me souviens : les figurines miniatures d’Atlantic, la visionneuse de films super 8, les mannequins Actarus et Alcor type Big Jim, la panoplie, et spécial dédicace au mini robot aimanté pour faire croire que Goldorak y bougeait tout seul sur ton bureau... Méga-succès dans ma classe de CE1 !

Alors, générationnel ou intemporel ?
 
Voilà, je n’ai certainement pas fait le tour du sujet dans ce court article, il y a bien d’autres clés de lectures : le sujet (robots géants), le style graphique, la filiation de la série, la musique (la musique d’ambiance je veux dire, carrément démentielle : elle est imprimée dans notre subconscient, que ce soit celle des scènes d’action, comme celles qui évoquent la mélancolie… à tel point qu’il ne vous aura pas échappé que Cauet se sert d’une musique d’ambiance de Goldorak pour ses sketches radios sur « la voix de la pitié »…) Bref, on peut dire qu’en 74 épisodes, ce foutu dessin animé aura révolutionné le PAF de l’époque, marqué l’inconscient collectif d’une génération de bambins, introduit la culture manga en France, et suscité au passage une exploitation commerciale outrancière, qui à l’époque, était reservée aux productions américaines… et oui, c’était le début de la folie « Star Wars ».


Une autre enveloppe de Goldo de légende
Ce n’est sans doute pas le meilleur dessin animé japonais de l’Histoire, tant au niveau du graphisme, que du scénario ou des personnages, mais Goldorak présente la particularité d’avoir été le premier. Son absence des écrans depuis 1994 (sur TF1), ne fait qu’en appuyer l’aspect mythique et augmenter la nostalgie des premiers téléspectateurs. Il est question d’une sortie DVD à la rentrée 2005, mais je parierais que tous les minots saturés de mangas depuis, n’y verront qu’un truc un peu mou, qui a vieilli et auront peut-être du mal à comprendre en quoi celui-ci précisément restera toujours à part. Ca fait un peu (jeune) vieux con tout ça, mais ce sont des petites « madeleines » bien agréables à partager…
par Stéphane Mirabool publié dans : Vintage
Jeudi 19 mai 2005

Photo : "Paris (hilton) brûle-t-elle?" par Monsieur Diwo

(petit exercice de style, à la manière de Matière Focale, l'intéressé m'excusera et son lien est à la gauche de l'article)


Chers collègues,

le hasard a fait beaucoup de films, il est à l’origine de beaucoup d’intrigues, (pourquoi choisir cette dernière maison sur la gauche ? et en général toute l’œuvre et la carrière de ce génial tâcheron Wes Craven), et bien ce hasard là a gâché mon après midi et rempli d’étoiles les yeux de ma fille.

Je fouillais machinalement mes poches en descendant la longue rue qui débouche sur le cœur de ma cité dortoir (eh oui, ami lecteur, on peut encore être en 2005, talentueux et sans le sou) quand une sourde averse m’obligea à opérer un repli stratégique dans mon vinébankofutur le plus proche, et cette carte que je tripotais fiévreusement allait devenir le sésame pour sortir le corps sec et le front haut de cette gibouleuse après-midi.
Justement trônait sur l’étal du civil préposé aux DVD « Faster Pussycat Kill Kill » du mammaire Meyer, un joli métrage N&B. Il restait sur ma carte juste de quoi me le louer. En effet, comme les Assedics ne créditent pas encore automatiquement mon compte vidéoclub, il était hors de question que j’impute l’argent du lait de ma petite blonde sur des loisirs, certes instructifs, mais un peu oiseux quand même.
Or, voilà-t-il pas que ma fille, surgit dans mes pieds, une boite de DVD à la main : « Papa, papa, petit poney, moi, veut ça ».
Mon regard passa de l'une à l'autre cover : Les poitrines au vent, ou les couleurs sucred’orgées de ce Manga japonais ? le fantasme ou le Fanta ? L’artisan ou l’entreprise d’avilissement ?

Inutile de vous dire que j’ai remonté la rue en frôlant les murs, et c’était pas uniquement pour éviter les gouttes. ma fille triomphante, sur les épaules.
DVD engagé, je m’apprêtais à quitter la salle de projection (oui, je suis humble, mais j’ai su m’équiper), quand ma fille, qui possède déjà le sadisme de sa mère, me pria telle les têtes blondes du Wolf Rilla du « village des damnés », que le bandant encore Carpenter a épuré en 95, de l’assister devant le « spectac’, on sait jamais si ça fait peur ».

Mauvaise qualité du DVD, mais point de menu, on passe tout de suite aux choses sérieuses : le doublage a du être délocalisé, mais les chansons sont entêtantes. Damned ! les poneys (ou licornes, bref, on s’en fout) descendent côte à côte la colline tels les méchants de « the wild bunch ». C’est que le réalisateur anonyme et bridé sait sculpter la pelloche, médité-je en me promettant de chercher le nom de ce béni director. Pas de mouvement impétueux, la caméra s’arrête pour faire des beaux plans de ces canassons nains. Le scénario est bancal, une accumulation de petits épisodes .Mais comme je le dis toujours, le cinéma ce n’est pas une histoire mais de la mise en scène. Et la petiote, elle en redemande. En une semaine, elle l’aura vu 10 fois....

En définitive, ce DVD est bien une bouse, mais qui plaît à ma gamine, donc respect. En plus, ça l’occupe, et je peux donc me libérer pour taper cet article pour vous : c’est ce qui s’appelle un contrat gagnant-gagnant,

Cavalièrement Votre,

Monsieur Diwo
par Monsieur Diwo publié dans : Vintage
Mardi 3 mai 2005
Merci à tous de votre participation. Personne néanmoins n'a réussi à tout trouver. Dommage. Pour avoir accès aux réponses, vous pouvez retourner votre écran.


par Le grand cirque de la télé publié dans : Vintage
Jeudi 28 avril 2005
Cahiers de vacances 2 : Special Sex symbol disparues du Ciné.
Et oui, je suis Jean-Pierre Descombles, et je viens de mon grenier avec des images d'archives, pas piqué des hannetons. A vous de m'envoyer vos réponses par e-mail, et je me ferai un plaisir de désigner les gagnants et donne les réponses dans les commentaires.

1) Une des plus belles femmes du monde, derrière Corinne Touzet.

Indice : la réponse est dans la question

2) Couchez les enfants : voici un singe encore vert, mais pas pour longtemps. On dirait qu'il est perché sur un bananier! Les amateurs pourront toujours me demander la photo non floutée.

Indice : cette personne fumait.

par Jean Pierre Des combles publié dans : Vintage
Mardi 26 avril 2005
Cahiers de vacances.
Le principe est simple : je vous présente des photos et vous me répondez par e-mail l'identité des personnes que je vous présente. Le gagnant est le premier à me livrer toutes les réponses. La réponse vous sera dévoilée dans les commentaires de ce présent article.

1) Voici un couple célèbre en son temps, photographié dans leur état actuel :


2) Une comète de la télé, qui a depuis réussi dans la production.


3) Un homonyme : ce poisson porte le nom d'une personne éminente de la télé publique.


par Armand Chamot publié dans : Vintage
 

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